Fraudes en ligne : attention aux abonnements cachés

  Mis à jour le  20 Octobre 2026

En quelques clics, une multitude de services s’offrent à vous en ligne. Conclusion du contrat, droit de rétractation, modalités de résiliation : les principales étapes de votre engagement sont encadrées par la loi. Mais que faire lorsque l’on se retrouve piégé dans un abonnement payant auquel on n’a pas souhaité souscrire ? À l’occasion de la semaine d’action de la Grande Région, le Centre Européen de la Consommation (CEC) présente des exemples d’abonnements cachés et explique comment réagir dans une telle situation.

Des billets de banque dans un piège à souris
Le CEC explique aux consommateurs comment se prémunir contre les fraudes en ligne et les abonnements cachés. (Photo: stock.adobe.com/maho)

Un clic qui coûte cher

Les fraudes peuvent notamment reposer sur des informations trompeuses ou insuffisantes. C’est par exemple le cas lorsque le professionnel ne respecte pas la règle du double clic, bien qu’il s’adresse à des consommateurs ou encore lorsque l’information quant à une obligation de paiement manque de clarté.

Autre situation fréquente : une offre d’essai qui se transforme en abonnement payant, sans que le consommateur n’ait été clairement informé lors de la souscription.

Quand un achat ponctuel se transforme en abonnement

Des abonnements peuvent se cacher derrière des services en apparence anodins, proposés à un prix attractif et pour répondre à un besoin ponctuel. C’est notamment le cas de certains services d’envoi de lettres recommandées : un consommateur pense régler un paiement forfaitaire d’environ 5 euros, mais découvre ensuite un prélèvement de 49 euros correspondant à un abonnement mensuel. Une information précisée en petits caractères au cours du processus de commande.

Un autre exemple : les sites proposant la création de CV personnalisés. Là encore, un paiement de prime abord forfaitaire se révèle être un abonnement entraînant des prélèvements mensuels.

Tombé dans le piège ? Réagissez vite !

Vous recevez une facture ou constatez un prélèvement alors que vous n’avez jamais souhaité souscrire à un abonnement payant ? Il est important d’agir sans tarder. Commencez par contester par écrit la demande de paiement et veillez à conserver tous les justificatifs.

Cela peut avoir son importance. En effet, si le bouton de commande ne comporte pas les mentions requises par exemple, aucun contrat valable ne peut avoir été conclu. Il est donc recommandé de réaliser une capture d’écran de la page concernée. Autre cas de figure, si vous souhaitez créer un CV et que seul un prix de 2 € est affiché tout au long du parcours, avant qu’un abonnement bien plus cher n’apparaisse discrètement sur la toute dernière page, vous n’avez pas été correctement informé du prix. Si vous n’avez pas été en mesure de vérifier ce prix par un premier clic et de le confirmer par un second, l’abonnement peut être contesté. Cette règle du double-clic s’applique aux services explicitement proposés aux consommateurs français.

Même lorsqu’un contrat a été valablement conclu, il est parfois possible d’y mettre fin en exerçant son droit de rétractation.

Lors d’un achat en ligne, le consommateur dispose en principe d’un délai de rétractation de 14 jours. Ce droit s’applique également, sous certaines conditions, aux contenus et aux services numériques. Depuis le 19 juin 2026, les professionnels sont tenus de mettre à disposition, sur leur site internet, un bouton de rétractation permettant aux consommateurs d’exercer plus facilement ce droit. En l’absence d’un tel bouton, la rétractation peut également être notifiée par d’autres moyens, notamment par courrier électronique.

Semaine d’action de la Grande Région

Cette année, le Réseau Protection économique transfrontalière des consommateurs de la Grande Région consacre une semaine d’action autour de la protection des consommateurs contre les fraudes en ligne. L’objectif de cette initiative est de sensibiliser le plus grand nombre de consommateurs de la Grande Région.

En savoir plus sur les fraudes en ligne

Contact presse

Inga Esch
E-Mail: esch@cec-zev.eu