Vacances en Europe : n’oubliez pas votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM)
Cet été, comme chaque année, des millions de Français vont se rendre en Italie, en Espagne ou encore en Allemagne pour leurs vacances. S’ils pensent, généralement, à leurs papiers d’identité, ils sont nombreux à oublier un document pourtant bien utile : la carte européenne d’assurance maladie (CEAM).
Gratuite et valable deux ans, la CEAM facilite la prise en charge des soins urgents lors d’un séjour temporaire dans l’Union européenne mais aussi en Islande, en Norvège, au Royaume-Uni, en Suisse et au Liechtenstein.
La carte européenne d’assurance maladie tient dans une poche pourtant trop peu de voyageurs français l’ont quand ils partent en vacances à l’étranger. Chaque année, le Centre Européen de la Consommation le constate. Il informe et accompagne des dizaines de voyageurs qui se demandent si, et comment, ils seront remboursés pour les frais de santé payés pendant leurs séjour à l’étranger.
La CEAM, un réflexe avant le départ
« Trop souvent, ils découvrent l’existence de la CEAM au moment où ils en auraient justement eu besoin. Pourtant, il est très simple de la demander sur le site Internet de l’Assurance maladie. Même en cas de départ imminent puisqu’un certificat de remplacement peut être édité. En plus, elle est gratuite et valable deux ans », explique Léa Jamet, juriste au Centre Européen de la Consommation.
En effet, cette carte permet, lors d’un séjour temporaire à l’étranger, d’être soigné en urgence dans les mêmes conditions que les personnes assurées dans le pays. Et, ainsi, de bénéficier des mêmes tarifs et du même calcul de remboursement.
La CEAM n’est d’ailleurs pas qu’une carte pour les vacances. « Elle est aussi très utile pour un week-end à Berlin, à Barcelone ou à Rome. Mais également pour les habitants des régions frontalières qui se rendent quotidiennement sur le territoire voisin » ajoute Léa Jamet.
Une carte utile mais pas synonyme de gratuité
Cependant, la carte européenne d’assurance maladie n’est pas synonyme de gratuité totale des soins. Si les assurés du pays de séjour doivent supporter un reste à charge pour une consultation ou un passage aux urgences, le voyageur français sera soumis aux mêmes règles.
La CEAM est donc un « excellent filet de sécurité mais ce n’est pas une assurance « tout risques ». Il peut donc être judicieux de souscrire une assurance complémentaire » précise Léa Jamet. Le rapatriement sanitaire n’est jamais couvert, tout comme les soins programmés à l’étranger. De même, il est fréquent que certains praticiens ou établissements du secteur privé refusent de la prendre en compte.
Conserver les justificatifs en cas d’avance des frais
Si le patient français n’a pas sa CEAM ou si elle a été refusée par le professionnel de santé, il devra avancer les frais. Il pourra, ensuite, demander le remboursement auprès de sa caisse primaire d’assurance maladie. Mais attention, sa demande devra être complétée par la totalité des factures et des justificatifs relatifs aux prestations médicales réalisées. Il pourra choisir entre un remboursement selon les conditions françaises ou selon les tarifs du pays de séjour.
Plus d’informations sur la prise en charge des soins à l’étranger sur www.cec-zev.eu
Contact presse
Arthur LINDON
E-mail : lindon@cec-zev.eu
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